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La légion Impériale du Génie

 
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Orchal
Invité





MessagePosté le: Ven 24 Nov 2006 14:42    Sujet du message: La légion Impériale du Génie Répondre en citant

Un lourd sifflement se fit entendre, avec un de ces sons lourds et épais qui indiquent que c'est pour votre poire.

*BRAOUUUUM*

La pluie de terre recouvrit la compagnie Gamma, au sommet de la cote 508, dit " du mort-homme"

Tedd : "Pfiouuuu....pas tombé loin, cette fois, sergent, hein ?"

Orchal sorti de sa reverie, inconscient du bruit piaulant des balles tracantes, et des eclats d'obus qui fouettait l'intérieur de la tranchée.

Orchal : "Ouais."
"Remet ton casque. c'est le tir de réglage. On va avoir le droit à la bénédiction du grand soir"
"Avale cette chique, le bleu, et appele Ramirez. Dis lui de mettre la Cal .30 en batterie coté ouest."

"Jones ! Rassemble les cadavres des copains qui sentent pas trop et consolident moi le bord est de la tranchée."

"Freddy ! inventaire des munitions ! et remets tes rangers!"

Intérieurement, Orchal pensa *Pfou. Heureusement qu'ils ont des couilles. On aurait dit des bleus, autrement. foutus ordres. serrer les fesses. la gloire de l'empire, la reconnaissance de l'empereur passe par là. par cette ligne. jaune et sale. les lignes du cartel.

Tenir. Tenir en attendant les renforts.*


Un grand echalas roux vint le déranger : " Caporal Freddy au rapport. Inventaire."

Orchal : "Vaaaaaas y. dis moi qu'il reste des fleurs et des laitues à balancer"

"... Non, capitaine. 12 grenades, 2000 cartouches, la calibre .30 et la radio"

Orchal : "Escuse moi. j'avais oublié qu'on avait une puissance de feu de concours.

Et les renforts ? la compagnie Eagle? ou sont mes mortiers? et la compagnie du génie? quand est ce qu'ils viennent réparer les véhicule de soutien? et le ravitaillement ?
BORDEL ! Appelle l'artillerie. Qu'ils gardent la liaison radio.
"

Ramirez : "Pitaine ? au fait, c'est quoi les ordres ?"

"Tenir. Jusqu'à ce qu'on nous relève. Alors, nous allons tenir."
"freddy, distribue tout ce qui reste à la compagnie."

*Un grondement d'enfer, continue et assourdissant se fait entendre. le ciel vomit alors son lot d'obus, de schrapnels et de fusants. la colline enfle, gonfle, secouant toute sa terre sur ces hommes, accrochés à ses flancs. trois longues heures.
Trois longues heures de bombardement intense, brutal, implacable.*

* et , au loin. un coup de sifflet *


Orchal: " Allez, les gars, on sort son petit cul de rose de son trou, on sort les citrons. Baionnette au canon !"

----------------

Comme d'habitude, le cartel envoyait en premier les vieillards et les enfants, chargés de paquets explosifs, en kamikaze. les homems etaient calmes, comme à l'exercice. habitués. economiser les balles. une tete, un plomb, et une vie.s s'economier pour survivre. la seconde vague sera pire.

Bientot la colline grouille de la seconde vague. les combattants du cartels, les vrais. en armure noir, fusils d'assaut en main. On entends immédiatement Ramirez, qui avait attendu le dernier moment pour ouvrir le feu. Ce qu'il y a de beau avec la Mitrailleuse lourde, c'est son bruit bas et lourd, son impact psychologique, vaut le détour. les corps qui volent à chaque impact de balles explosives. les troupes du cartel qui tentent de s'ecarter de notre flanc est.

"Ils arrivent."

les restes de la première et la deuxième vagues arrivent dans le champ de mines. notre dernière protection, pendant que la troisième vague, des chars legers de transports d'infanterie sortent du sous bois pour grimper la colline.

"On donne tout les gars. on la sort, et on tient!"

Au fond de moi, je le sais. C'est ma dernière colline. ma dernière compagnie.

Et je ne partirais pas seul.

Les mines explosent les unes après les autres. Cette odeur, ce brouillard de poudre est epais. comme la senteur acre des cadavres des jours passés. des formes emergent du brouillard. des grenades volent. on ne voit que la lumière des coups de feu, le hurlement de ceux qui ont pris un coup de baionnette. et des gosses, transformés en guerriers d'elite qui finalement, se battent pour eux autant que pour l'empire.

Il ne reste rien de la tranchée. ni de la colline d'ailleurs. les chars viennent d'arriver, vomissant un flot de soldats du cartel. Ce n'est maintenant qu'une question de temps. qu'une question de duel. de un contre un.

je ne m'appartiens plus. je survis. pour la gloire de l'empire.

Au dernier moment, avant que ma dernière balle sortent du canon du fusil d'assaut que je viens de prendre à ce sergent braillard, je saisi la radio sur le corps de freddy, et lancent les coordonnées de la colline à l'artillerie.

Un furieux corps à corps s'ensuit. Par hasard nous sommes trois. au centre du réseau de tranchées. encerclés. et partout, l'ennemi.

le meme grondement se fait entendre. alors que nous plongeons au plus profond de la tranchée, nous sentons l'air se déplacer, les obus tomber et les pivoines rouges des explosions prendre toute la place.

Les fumiers d'artilleurs. Des obus incendiaires. L'enfer s'est abattu sur eux. et nous avec.

Un grand choc sourd. le silence. le gout d el'acier dans la bouche.

et puis, plus rien.


****************


L'aube viens enfin. sur moi, autour de moi, les restes de Ramirez et tedd. et partout, des cadavres. plus de cadavres que de terre. ou alors, un subtil melange des deux.

je ramasse un lance flamme.
On ne sait jamais.

et je descend la colline. comment se fait il que je ne sois que roussi?

derrière la colline la route. sur la route, la colonne du génie.

La colonne du génie.

La colonne du génie.

La colonne du génie.

trop tard. le sergent du véhicule de tete fait stopper son blindé de reconnaissance et saute à terre.

"Content d'vous voir! on a eu quelques problèmes : pannes sèches, pas les bonnes munitions, et de quoi ravitailler des avions, plutot que des hommes...mais bon ! on est la ! et j'ai le rata! vous etes combien".

je nettoyais le lance flamme, le coup est parti tout seul.

Et j'ai pris la tête de la légion impériale du Génie.
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Orchal
Invité





MessagePosté le: Lun 04 Déc 2006 15:49    Sujet du message: Répondre en citant

Très vite, ils ont compris. D'hommes dévoué à l'empire, ils sont devenus un corps unique et soudé. les meilleurs légionnaires du génie que j'ai pu voir.

Et pour en arriver là, il a fallu en payer le prix.

*********

Après avoir pris la tete de la légion du génie, nous avons roulé plein ouest. vers la zone centrale. les marais etaient à ce moment la, le théatre furieux de combats sans merci.

Enfoncés dans la boue, les hommes survivaient et comptaient les cartouches.
Englués dans la boue, les blindés avaient vite montrés leur limite, l'usure et les pruneaux ayant fait le reste.

On nous avait appelé en urgence. le colonel avait de cette boue collante partout quand il m'a appelé. la liaison etait mauvaise. les coordonnées, imprecises.

Ils avaient besoin de tout, munitions, réparations, armes lourdes.

Alors, nous y sommes allés.

Et nous nous sommes rendus compte très vite, que l'ordre les avaient encerlés.

ha. hahaha. ca m'rappelle les dessins animés de mon enfance. les caravanes en cercle, les indiens autour, les colons au centre et la cavalerie en retard.

"Serrez les miches, les filles, aujourd'hui, on valse"

j'ai donné l'ordre de mettre les gaz. a fond. je les ai prevenu : le premier qui lève le pied, je l'envoie en court martial. le premier qui freine, je me le fait moi meme.

Le convoi de la légion du génie a fait hurler la mécanique. nous avons traversé la forpet à une vitesse indécente. tirer en roulant... ya pas plus imprecis. mais ca fait son petit effet.

les templiers de l'ordre n'ont pas vraiement compris quand la colonne blindé du génie est passé à travers la leur, de colonne.

Un mauvais sourire aux lèvres, une fois passée, j'ai donné l'ordre de lacher les mines magnétiques sur la chaussée.

so long, baby.

Passer le barrage d'artillerie, et les chars lourds a été plus délicats. j'y ai perdu toutes mes couilles molles. Et pis...un blindé de transport chargé de munitions...c'est très joli comme décor sur fond de mitraille.


************

Les ptits gars nous ont vu arriver de loin. ces cons ont commencés à ouvrir le feu. on peut pas leur en vouloir...

par contre, c'etait des bleus, pour tirer ainsi à coté. pas étonnant qu'ils soient encerclés.

***********

Au petit matin, les soldats ont eu leur rata. chaud.
Des uniformes. neufs.
Des munitions. en nombre.
Du matériel de réparation. efficace.

c'etait du bon boulot. meme si j'ai perdu un tiers de mes effectifs. On est resté en place une semaine. le temps de tenir la ligne. et de bloquer l'ordre.

la délivrance est venue avec la relève. J'ai distribué ce qui nous restait, et j'ai donné le signal du retour.

la colonne s'est ébranlé.

Et nous sommes partis fonder notre ville.

J'allais tout de meme pas traverser les lignes ennemis tous les jours !
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