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kahikan Empire

Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 766
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Posté le: Mar 13 Nov 2007 19:25 Sujet du message: Le cycle d'un brave de l'Empire |
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Je me réveille lentement. Un liquide poisseux m’entoure. Je ne vois rien. Juste un peu de lumière. Et cette couleur verte, comme l’océan. Pourquoi est ce la seul chose qui me revient à l’esprit, le nom d’une couleur ? Je ne me souviens de rien d’autre. Même pas de mon nom. Pourtant, si je ne me souviens vraiment de rien, je ne devrais pas pouvoir penser comme ça. Donc je me souvient, c’est juste encore enfouie trop profondément en moi. Ca va revenir. Il faut que je me concentre. Oui, le langage revient. Bien. Maintenant, le reste…
Brutalement, l’endroit où je me trouve bascule. Je suis allongé sur le dos. Le liquide s’en va. La lumière devient blanche. Quelqu’un ouvre la paroi qui me sépare de l’extérieur. Il fait froid. Je peux à peine bouger, impossible de l’empêcher d’arracher des parties de mon corps. Non…ce n’est pas mon corps, juste des tubes liés à une machine. Néanmoins, respirer brûle mes poumons maintenant. Il n’y avait pas de douleur avant. Maintenant, je n’arrive pas à me concentrer. Peut être que cet homme peut y faire quelque chose. Je lui dis que la douleur m’empêche de me souvenir. Il sourit. Ca va aller mieux ? Si il le dit, ça doit être vrai. Il n’a pas de raison de me mentir.
Il semble avoir fini de me débrancher. D’autres hommes en blanc me porte sur une civière. Il y a de nombreux cylindres dans cette pièce. J’envie et je plains ceux qui s’y trouvent. Ils n’ont pas mal, mais moi au moins, je vais pouvoir me souvenir. Et puis la douleur s’estompe, c’est forcément bon signe.
Nous sortons. Nous nous déplaçons dans de longs couloirs blancs. L’homme qui m’a réveillé nous précède. Les gens s’écartent sur notre passage et salut. Cet homme doit vraiment être puissant ou bien aimé. C’est certainement un docteur bienveillant, qui a sauvé de nombreuses vies. Je me sens rassuré.
Nous arrivons dans une grande pièce ronde. Tout est blanc. Ils auraient quand même pu faire un effort pour la décoration de cet hôpital. Une espèce de fauteuil-lit est au centre de la pièce. Il est entouré d’écran et de projecteurs. Je ne vois pas bien à quoi cela peut servir. Certainement à des examens médicaux. Les hommes m’attachent sur le siège. Il est vrai que je me sens encore un peu faible. Mais mes forces reviennent suffisamment vite pour que je ne tombe pas. Enfin, je comprends qu’il ne faille pas bouger durant un examen. Et puis la position est confortable. Le médecin se penche vers moi et me dit « maintenant, tu vas te souvenir ». Puis, ils sortent tous de la pièce. La lumière s’éteint, les écrans et les projecteurs autour de moi s’allument. Je suis entouré de lumières colorées et changeantes dont l’intensité ne cesse d’augmenter. Je ferme les yeux, car cela devient pénible. Stupeur, cette lumière passe mes paupières ! Au bout de quelques secondes, j’ai l’impression qu’elle me traverse la tête. Et brutalement, ma mémoire revient. _________________ Kahikan, quand l'autoproclamation est un art de vivre.
citation : "Agir en primitif et prévoir en stratège." |
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kahikan Empire

Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 766
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Posté le: Lun 09 Juin 2008 21:52 Sujet du message: |
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Je suis Kahikan, fils d’un vendeur d’arme de Taranis. Ma vie était paisible, jusqu’à cet accident. Des soldats qui tirent dans la foule pour la disperser. Ma mère tuée sur le coup. Je me souviens qu’à ce moment, je décide de ne plus suivre la voie que l’on m’avait tracée, reprendre les affaires de mon père. Je coupais les liens avec ma famille et je m’engageais dans la résistance.
Le mouvement dans lequel je me retrouvais n’était pas vraiment organisé. J’arrivais assez vite à convaincre mes camarades de mener une action punitive contre les soldats qui avaient ouvert le feu sur les civils. Nous n’attendîmes pas longtemps l’occasion propice pour frapper. A peine une semaine après, nous apprîmes le départ d’un convoi, où le bataillon qui avait participé au massacre devait se trouver.
Nous attaquâmes se convoi à la sortie de la ville, alors qu’il longeait une colline. Je me souviens qu’au début tout se passa bien. Trop bien. Nous avions du les prendre par surprise car il n’y eu presque aucune riposte suite à nos premiers tirs. Je me revois, arrivant à l’arrière d’un camion mitraillant les soldats qui me regardaient d’un air incrédule. Puis j’ai lancé une grenade incendiaire dans le camion. Je me souviens très bien de leurs cris d’horreur et de douleur. J’ai rechargé mon fusil mitrailleur pour faucher tous ceux qui se jetteraient hors du camion. Pas un seul ne descendit. Je suis peut être rester là 20 secondes. Puis, une violente explosion se produisit derrière le camion suivant. C’est à cet instant que tout est allé de travers.
Au moment où je me retournais pour voir ce qui s’était passé, j’ai vu une forme sortir du camion. C’était un officier impérial en armure de combat. Il a attrapé l’arme que je pointais sur lui dans une espèce de gantelet. Une violente décharge électrique fit exploser les munitions dans le chargeur et me jeta, sonné, à terre. Je vis un de mes compagnons tirer sur lui. Le gantelet se mit à fumer mais les balles ricochaient en faisant des gerbes d’étincelles sur l’armure de l’officier. Celui-ci sorti deux lames qui brillaient d’une pale lueur bleue malsaine. Il se jeta sur le résistant et le découpa en un instant. Il avait fini et fait un pas en arrière avant que les morceaux commencent à se détacher au milieu de gerbes de sang.
Je vis aussi d’autres résistants remonter précipitamment la colline, dans le vain espoir de se mettre à l’abri alors que des soldats sortaient des autres camions. Pendant que je me relevais en cherchant mon couteau, l’officier se jeta ensuite sur moi. Je me souviens d’un combat décousu. Mais il fini par gagner. Après tout, il bien était armé, et pas moi…un couteau ne traverse pas une armure de combat. Lorsque ses lames me passèrent à travers le corps, je me souviens avoir en même temps ressentit la douleur de la mort, et le soulagement que tout cesse.
Mais tout ne cessa pas. J’avais à peine fermé les paupières, que je me retrouvais dans une bulle de verre remplit d’un liquide vert.
C’est à ce moment qu’en fait, ma vie avait réellement commencée, et que j’allais devenir ce que je suis aujourd’hui. _________________ Kahikan, quand l'autoproclamation est un art de vivre.
citation : "Agir en primitif et prévoir en stratège." |
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